Qu’est-ce que l’intimidation?
L’intimidation est présente dans tous les milieux. Elle peut survenir dans les corridors de l’école, en classe, sur le terrain de jeu, dans la rue ou au centre commercial.
L’intimidation peut être un geste, une intervention ou un commentaire qui vise à blesser, humilier ou frustrer une autre personne.
L’intimidation fait vivre des sentiments de détresse chez le jeune qui la subit.
L’intimidation est basée sur des comportements qui sont intentionnellement blessants. Elle est fondée sur une différence de pouvoir entre deux personnes.
L’intimidation n’est pas une simple dispute entre amis, un événement unique ou une taquinerie où tout le monde s’amuse.
L’intimidation peut transformer des choses simples, comme marcher pour aller à l’école ou dîner à la cafétéria, en cauchemars et rendre malades ceux qui en sont victimes.
L’intimidation est une forme de violence. Comme toutes les autres formes de violence, elle ne doit pas être tolérée, elle doit être dénoncée.
Il faut agir contre l’intimidation.
L’intimidation peut être indirecte, c'est-à-dire :
- Exclure une personne du groupe.
- L’isoler, la rendre moins populaire en faisant courir une rumeur à son sujet.
- Diffuser ses secrets, parler dans son dos ou écrire des méchancetés à son sujet à l’aide de graffitis.
L’intimidation peut aussi avoir lieu dans l’univers virtuel (téléphone cellulaire, texto, messagerie instantanée, courriel, Internet, etc.). On parle
alors de cyberintimidation.
La cyberintimidation est particulièrement néfaste et peut prendre
différentes formes :
- Menaces, insultes, dénigrement, diffamation ou propagation de rumeurs.
- Usurpation d’identité.
- Flingue (envoi d’un message, d’une photo ou d’une vidéo préjudiciable par téléphone cellulaire).
- Vidéolynchage (filmer quelqu'un à son insu alors qu'il commet un acte « discutable », souvent après avoir été provoqué, et diffuser la vidéo sur Internet dans le but de le ridiculiser).
La cyberintimidation présente certaines spécificités liées au média utilisé :
- L’intimidateur peut rester anonyme.
- L’intimidateur peut prétendre être quelqu’un d’autre.
- L’intimidation peut se produire n’importe où et n’importe quand.
- L’intimidation peut prendre plusieurs formes à l’intérieur du cyberespace.
- La capacité de propagation des mots et des images est instantanée et illimitée.
- Étant devant un écran, l’intimidateur a encore moins de retenue dans ses propos que s’il était face à sa victime.
- La victime est impuissante et le tort est fait à grande échelle.
- Le tort fait à la victime est en continu puisqu’il demeure sur le Web.
- Le nombre de témoins est illimité et difficilement mesurable.
À quoi s’exposent les intimidateurs?
Toute forme d’intimidation ou de violence est inacceptable. Des sanctions sont généralement prévues selon la gravité du geste dans le code de vie des établissements scolaires pour contrer l’intimidation (ex. : retrait de la classe, gestes de réparation, suspension à l’interne ou à l’externe, expulsion de l’école ou encore de la commission scolaire).
L’intimidation et la cyberintimidation peuvent également tomber sous le coup de la loi. Le Code criminel du Canada considère que le fait de communiquer avec quelqu’un de façon répétée de manière à lui faire craindre pour sa sécurité est un acte criminel, de même que de publier ou diffuser de la fausse information sur quelqu’un ou de l’information qui peut nuire à sa réputation, qui l’expose à la haine, au mépris ou au ridicule.
La cyberintimidation peut aussi violer la Loi canadienne sur les droits de la personne lorsqu’elle répand de la haine ou de la discrimination basée sur l’origine nationale ou ethnique, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, la situation de famille et les handicaps physiques ou mentaux. Les personnes reconnues coupables d’intimidation ou de cyberintimidation s’exposent à une peine de prison.
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